KJA Consultants Inc.
englishIngénieurs d'études en ascenseurs et escaliers mécaniques
Pourquoi moderniser?
Le but de la modernisation est de permettre un édifice de concurrencer les édifices neufs et rénovés. Lorsqu'une vague de modernisations ou de nouvelles constructions déferle sur une ville, il est difficile pour un propriétaire d'y résister. En effet, s'il ne suit pas le courant, son édifice projette une image de seconde catégorie.
De 1955 1980, la technologie des ascenseurs n'a presque pas évolué. Durant cette période, il était superflu de penser moderniser puisque le nouvel équipement était fort semblable à l'ancien.
Plusieurs changements sont intervenus lors de la dernière décennie. Ces changements sont dus à l'arrivée de nouveaux genres de commandes de vitesse (convertisseurs thyristors, tension et fréquence variables), des contrôles de vitesse à rétroaction et des microprocesseurs. Toutes ces innovations visent l'amélioration de la fiabilité et des performances ainsi qu'à la réduction de la fréquence des réglages. L'emphase est mise aussi sur l'amélioration du confort en cabine et sur la réduction du niveau sonore. En conséquence, on observe une nette démarcation entre les ascenseurs électriques d'aujourd'hui et ceux d'il y a quinze ans. Cette différence s'avère si marquée que les locataires d'édifices non modernisés s'aperçoivent vite qu'ils ne louent plus des espaces de première classe, d'où une incidence évidente sur le taux d'occupation et les loyers de ces édifices.
La raison fondamentale pour moderniser est la désuètude de l'équipement, surtout si elle est facilement perceptible par les usagers.
On suggère parfois de moderniser lorsque l'équipement vieillit et devient impossible à entretenir. Ce raisonnement ne trouve pas de fondements dans la réalité. Les ascenseurs pour édifices à bureaux sont conçus de manière à fonctionner indéfiniment. Avec un entretien approprié - ce pourquoi les propriétaires d'édifices payent - l'équipement ne devrait pas se détériorer. Il est vrai que les nouveaux ascenseurs demandent moins d'entretien qu'avant. Mais cela signifie seulement que les compagnies d'ascenseurs ont plus de facilité à procéder à l'entretien et qu'elles en tirent plus de profits qu'avec du vieil équipement. Les coùts d'entretien ne fournissent donc pas de bonnes raisons pour moderniser.
Par ailleurs, si le problème en est un d'insatisfaction générale envers la qualité de service fournie par les ascenseurs, la premire option à considérer serait de procéder à une mise au point complète de l'équipement. Bien effectuée, cette mise au point permettrait aux ascenseurs de fonctionner convenablement encore quelques années. On pourrait de cette manière améliorer à court terme les performances en combinant cette mise au point avec la correction des défectuosités présentes. Si on ajoute à cela un rafraìchissement de la finition des cabines, la perception globale des locataires peut s'améliorer radicalement.
Toutefois, l'impression de vétusté, la pénurie de pièces de rechange ou l'impossibilité de trouver la main-d'oeuvre capable de travailler sur du vieil équipement peuvent rendre indispensable l'exécution d'un programme de modernisation.
Certaines pratiques des compagnies d'ascenseurs viennent amplifier les problèmes liés à l'entretien des vieux appareils. En effet, les nouveaux mécaniciens et ajusteurs d'ascenseurs font leurs armes sur le nouvel équipement. L'ajustement des vieux systèmes à relais électro-mécaniques est laissé aux mécaniciens plus âgés. La notion de séniorité à l'intérieur des syndicats de mécaniciens fait que l'âge moyen de ceux-ci dépasse les cinquante ans.
Certaines compagnies ont déjà de la difficulté trouver assez de mécaniciens pour remplir leurs obligations d'entretien sur le vieil équipement. Dans dix ans, une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée devrait survenir.
Tous ces facteurs forcent les propriétaires d'édifices à considrer sérieusement l'option de la modernisation. La période de temps nécessaire à cette modernisation constitue un point crucial. En effet, pour un groupe de huit ascenseurs, il s'écoule au minimum trois ans entre la décision initiale et la fin des travaux de modernisation.